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Dans le cadre de l’élection présidentielle 2022, la COFAC interpelle les candidats, et leur demande d’exposer la politique culturelle qu’ils comptent mener s’ils sont élus. Pour ce faire, un questionnaire a été adressé aux équipes de tous les candidats.

Nous publions ci-dessous les réponses des candidats qui nous ont fait parvenir leur réponse, ainsi que le éléments de leurs programmes concernant la culture.

[Retrouvez le questionnaire envoyé aux candidats]

1. Quels seront les objectifs de votre politique culturelle si vous êtes élu(e) ?

« Vous connaissez le New Deal, ce grand programme de réformes engagé par le président américain Franklin Delano Roosevelt après la crise de 1929. Le New Deal, c’était les grands travaux, les grands parcs mais aussi le Federal One, un plan de soutien massif pour la culture. C’est de cet exemple que nous devons nous inspirer, comme le Front populaire, en 1936, s’est inspiré lui aussi de l’expérience de Roosevelt.

Nous sommes à la croisée des chemins, en matière politique, économique, sociétale. Les artistes sont les bâtisseurs de nos imaginaires, ils posent les premières pierres du monde d’après. Mais ils ont besoin du soutien public.

Je veux soutenir les artistes, mais aussi de nouveaux lieux, de nouveaux publics.

Je veux à la fois renforcer le soutien au secteur culturel et aborder une nouvelle étape de la décentralisation.

Je défendrai les cultures et les langues au pluriel. Qu’elles soient régionales, qu’elles soient issues des nos métissages, sur tous les territoires.

Je lancerai un grand plan pour les pratiques artistiques amateurs. Aujourd’hui, il existe trop peu de soutien à ces 16 millions de personnes et trop peu de lieux dédiés.

Je défendrai évidemment l’exception culturelle qui garantit notamment la vitalité du cinéma français. »

2. Quels moyens accorderez-vous à la réalisation de ces objectifs ?

« Une partie de mon budget dédié aux services publics sera consacré à la culture, avec 1 milliard d’euros supplémentaire par an pour le ministère de la Culture.

Cette enveloppe servira notamment à augmenter la part dédiée à la création qui atteindra 25% du budget ministériel.

Mon plan financera également la culture sur les territoires, le soutien à l’égalité homme-femme, et la transition écologique du secteur.

Mais la part la plus importante ira aux artistes-auteurs qui n’entrent pas dans le champ de l’intermittence : scénaristes, plasticiens ou encore photographes et, bien sûr, les auteurs de l’écrit. Il est indispensable de creuser les pistes ouvertes par le rapport Racine, pour travailler à de meilleures garanties de rémunération et les sortir de la grande précarité dans laquelle ils sont souvent plongés. »

3. Quelle place accordez-vous aux acteurs associatifs du secteur culturel dans votre projet politique ?

« Il me semble important, pour répondre aux enjeux de maillage de l’offre culturelle, d’encourager l’émergence de nouveaux espaces : lieux associatifs, tiers lieux, collectifs… C’est en cela que je revendique la défense des droits culturels, c’est-à-dire le droit pour tous d’accéder à la culture ou d’y contribuer.

Je pense que les institutions publiques font un travail formidable mais je souhaite encourager un autre type de structure – ce qui ne veut pas dire s’inscrire en opposition de celles déjà existantes. Nous avons parmi les plus beaux musées et salles de spectacles du monde, ce n’est pas du tout incompatible avec le fait de disposer dans son quartier d’espaces dédiés à d’autre types de pratiques, bien au contraire.

Les talents grandissent et se révèlent d’abord dans nos territoires, dans les écoles communales avant de se révéler au monde. Voilà pourquoi nous serons attentifs à toutes les échelles de dispositifs culturels. »

4. Quelle place auront les pratiques amateurs dans votre politique culturelle

« Nous mettrons en œuvre un plan national de soutien aux pratiques culturelles et artistiques. Aujourd’hui plus de 16 millions de citoyens en France ont une pratique artistique en amateur. Or celles-ci ne sont pas suffisamment soutenues, ni accompagnées à la bonne hauteur par le ministère de la Culture.

Si les politiques récentes ont mis l’accent sur les enjeux d’éducation artistique et culturelle, nous valoriserons également les pratiques en amateur qui incluent aussi bien les initiatives de l’éducation populaire que celles du secteur associatif. »

5. Comment garantir la poursuite de la vie culturelle dans un monde durablement bouleversé par l’épidémie de COVID ? Vous engagez-vous à ce que le plan de relance culture et les dispositifs généraux accompagnant la reprise intègrent les associations culturelles ?

« Les confinements successifs ont montré à quel point les Français et Françaises avaient soif de culture. Nous avons besoin de partage, nous avons besoin de beau, nous avons besoin d’imaginaire et de création. C’est ce qui fait notre humanité. Construire des habitudes culturelles prend du temps, les défaire peut être hélas très rapide, on l’a vu sur la fréquentation des musées et des salles de spectacles. Mais ne sous-estimons pas l’importance d’un État proactif en matière de soutien à la culture. Mon plan de soutien concernera les institutions, les initiatives de l’éducation populaire et le secteur associatif. »

Eléments extraits du programme

Gouvernance et institutions

  • Augmenter le budget du ministère de la Culture d’un plan de relance culture d’1 milliard d’euros par an.
  • Créer une mission Culture et Numérique au sein du ministère afin notamment de relancer le projet de taxe Google.
  • Lutter contre la concentration dans les industries culturelles.
  • Appliquer une conditionnalité des aides publiques dans le soutien aux établissement culturels à des objectifs environnementaux.

Soutien à la création

  • Consacrer une part de 25% du budget de la culture à la création.
  • Proposer un revenu garanti pour les artistes-auteurs.

Droits culturels

  • Proposer un plan national de soutien aux pratiques culturelles et artistiques, soutenir les pratiques amateurs et les artistes-auteurs, valoriser les initiatives de l’éducation populaire et du secteur associatif.
  • Lancer une politique de décentralisation culturelle qui permette la co-construction des politiques publiques.
  • Accompagner des lieux culturels indépendants, nés des initiatives des artistes et des habitants.
  • Ratifier la Convention de Faro sur la valeur du patrimoine culturel et promouvoir la multiculturalité.

 

Source : « La culture, créatrice des imaginaires de demain », Programme de Yannick Jadot, 2022.

1. Quels seront les objectifs de votre politique culturelle si vous êtes élu(e) ?

« La culture ne doit être ni un privilège ni une marchandise !

Il faut lutter pour une autre politique, émancipatrice, respectueuse des diversités (de langues, de cultures, d’expressions, de formes et de supports artistiques), attentive aux conditions de travail des professionnel.les et soucieuse de permettre l’accès du plus grand nombre aux créations et aux pratiques artistiques. Une politique culturelle conséquente nécessite du temps et des moyens pour tous.tes. Elle est indissociable du combat pour le partage du temps de travail et l’éradication de la misère, de la précarité et du chômage.

Cette politique doit être transparente sur les procédures de nominations, sur les budgets des institutions, sur les projets soutenus. Elle doit être rendue plus démocratique par la création de conseils décisionnaires composés de représentant.es des habitant.es, des associations, des professionnel.les de la culture, avec des budgets discutés et votés pour la mise en place de projets culturels.

Elle doit être sociale : il faut en finir avec la précarité régnante dans ce secteur. Au‐delà de la seule question de l’intermittence, il est inadmissible de voir se multiplier les contrats précaires (administratifs, technicien.nes, artistes) et la souffrance au travail.

Elle doit être féministe : il faut favoriser la présence des femmes dans les programmations des lieux culturels et artistiques municipaux et nationaux, leur accès aux écoles d’art et conservatoires et imposer la parité à la tête des établissements culturels, dans l’obtention des bourses et des financements.

Elle doit être ouverte au monde et antifasciste. L’espace public doit être libéré des pollutions publicitaires et ouvert à la création et aux expressions culturelles et artistiques. »

 

« Nous luttons pour :

  • Une annexe unique, artistes et technicien.nes ; date anniversaire (507h en 12 mois avec indemnisation sur 12 mois) ; plafonnement du cumul salaires et indemnités ; prise en compte des heures d’enseignement et d’heures faites au régime général ; rétablissement des règles non discriminatoires sur les congés maternité et maladie (revendications du « Comité de suivi de la réforme de l’assurance chômage des intermittents »).
  • Des politiques volontaristes et contraignantes de lutte contre les inégalités territoriales d’infrastructures et de moyens. L’obligation de transparence des budgets et projets soutenus.
  • Une démocratie active par la création de conseils décisionnaires composés de représentant.es des habitant.es, des associations, des professionnel.les de la culture, avec des budgets discutés et votés pour la mise en place de projets culturels.
  • Des moyens matériels et financiers significatifs pour l’éducation populaire, la promotion de la diversité culturelle et artistique, et pour les lieux de proximité (établissements et structures).
  • Le soutien à la création et à la recherche artistique : mise à disposition de locaux et d’espaces de création, développement des résidences d’artistes (un lieu, du temps et des moyens dédiés à la création).
  • Le soutien aux pratiques amateures par la mise à disposition de lieux et de moyens dédiés.
  • La suppression des pollutions publicitaires et la restitution de l’espace public en un espace ouvert à la création et aux expressions culturelles et artistiques.
  • La fin de la précarité dans les structures culturelles, la participation des salarié.es à la gestion des structures, la promotion des coopératives de production artistique et la parité à la tête des établissements culturels, dans l’obtention des bourses et des financements.
  • Des pratiques et enseignements artistiques égalitairement répartis sur tous les territoires de qualité (dispensés par des professionnel.les).
  • L’accès gratuit aux conservatoires, musées, médiathèques et cours municipaux.
  • Une culture qui respecte le lien avec la nature, le vivant, qui arrête de détruire et de gaspiller.
  • Des alternatives à élaborer collectivement contre la numérisation du monde. »

2. Quels moyens accorderez-vous à la réalisation de ces objectifs ?

« Nous militons pour la création d’un véritable service public de la culture tant à l’échelle nationale qu’au niveau local. Cela suppose d’en finir avec les politiques d’austérité : il faut des moyens publics conséquents afin de rompre avec l’idéologie du mécénat et la subordination  de l’art et de la culture à des intérêts privés. »

3. Quelle place accordez-vous aux acteurs associatifs du secteur culturel dans votre projet politique ?

« Dans l’attente de la création d’un service public de la culture, évoqué ci-dessus, les associations et leurs personnels sont des outils primordiaux à défendre, pour le maintien d’activités utiles au plus grand nombre, garantissant démocratie et diversité. »

4. Quelle place auront les pratiques amateurs dans votre politique culturelle

« Nous défendons l’éducation populaire, l’action culturelle, le principe d’un libre accès démocratique à la culture, sans hiérarchie entre les différentes expressions, entre les arts ou les cultures « institués » et les autres. Nous affirmons la nécessité d’une pratique et d’un enseignement artistique et culturel égalitaires et de qualité dans les cursus scolaires. Le principe de gratuité doit s’imposer dans les conservatoires, les musées, les médiathèques, les cours municipaux et pour les infrastructures sportives. Il faut encourager les pratiques amateures et mettre à disposition de la population, pour cela, des infrastructures pérennes, en état et hors champ des fermetures unilatérales bien souvent imposées par les autorités. De même, cette pérennité doit s’inscrire dans la lutte contre la spéculation immobilière qui tend par sa recherche permanente du profit à supprimer un grand nombre de locaux associatifs et culturels, souvent moins onéreux que les autres bâtis. »

5. Comment garantir la poursuite de la vie culturelle dans un monde durablement bouleversé par l’épidémie de COVID ? Vous engagez-vous à ce que le plan de relance culture et les dispositifs généraux accompagnant la reprise intègrent les associations culturelles ?

« A l’heure où nous faisons face à de nouvelles annulations d’évènements, les solutions apportées par nos dirigeants continuent à être aussi inacceptables qu’inefficaces. Nous tenons à affirmer que le passe vaccinal a des conséquences graves sur nos métiers et que nous nous y opposons fermement. Dans la période, ce qu’il faut, c’est :

  • Mettre des moyens en œuvre pour continuer à faire des locaux associatifs et lieux culturels des endroits sûrs.
  • Mettre en place des fonds de garantie permettant le maintien des salaires et des cotisations sociales, quels que soient les empêchements éprouvés par les artistes (aussi bien dans le spectacle vivant que pour les auteur.trices ou plasticien.nes…) et personnels associatifs et culturels.
  • Le maintien des indemnités chômage des intermittent.es du spectacle, un an après la reprise « normale » de toutes les activités.
  • Et évidemment redonner à l’hôpital public les moyens nécessaires, en réduction constante depuis de nombreuses années. »

Eléments extraits du programme

  • Garantir la liberté complète de création et de diffusion.
  • Garantir une rémunération des intermittents au moins égale au SMIC.
  • Imposer la parité à la tête des établissements culturels.

 

Source : SOLYM Clément, « Quel est le programme culturel des candidats à la présidentielle 2022 ? », Actualitté [en ligne], 22 mars 2022, consulté en ligne le 29 mars 2022 ;

URL : https://actualitte.com/article/105270/politique-publique/quel-est-le-programme-culturel-des-candidats-a-la-presidentielle-2022

1. Quels seront les objectifs de votre politique culturelle si vous êtes élu(e) ?

« Notre objectif est de permettre à chacune et chacun de développer un accès et une familiarité aux arts et à la culture, à la fois pour en faire l’expérience et pour pouvoir exprimer ses propres rapports sensibles et critiques au monde.

Il s’agit pour toutes et tous de faire l’expérience d’une société et d’une culture créolisée, diverse et riche de cette diversité. Nous voyons le risque d’une uniformisation et d’une marchandisation de la culture et nous le refusons. Nous refusons qu’on qualifie la culture de « non essentielle », et que le travail de l’art soit méprisé et non reconnu, laissant ses travailleurs si précieux dans la précarité et la pauvreté.

Nous faisons le pari qu’une société où tous les citoyens pratiquent et ont un rapport de proximité aux arts ne peut être qu’une société meilleure. C’est notre ambition. Nous sommes aussi partisans de la multiplicité de récits et d’imaginaires alternatifs aux mythes du capitalisme productiviste que garantit un service public des arts et de la culture fort.

Ainsi, prenant en compte les évolutions contemporaines dans les pratiques et propositions artistiques et culturelles ainsi que l’absence de volonté politique dans le domaine depuis trois quinquennats, si ce n’est favoriser la marchandisation et le consumérisme, nous voulons proposer une nouvelle étape de démocratisation culturelle.

Celle-ci, que nous développerons au fur et à mesure de vos questions, se base sur le retour d’un État qui permet et qui accompagne, avec les moyens nécessaires, qui garantit à celles et ceux qui portent la démocratisation culturelle (dont nous réfutons le constat d’échec porté par les libéraux) les moyens de mener leurs missions au mieux, et qui reprend les grands travaux dans la culture pour abroger les inégalités territoriales en matière de structure de création, de diffusion, de pratiques et de mémoire.

Cette nouvelle étape aura également pour but de développer une écologie politique dans les arts et à la culture, notamment en accompagnant et en rendant obligatoire la bifurcation technique des pratiques.

Notre politique générale contribuera à redonner à chacun le temps et les moyens de développer une familiarité avec les arts et la culture, notamment en accroissant le temps libre avec la réduction du temps de travail tout au long de la vie, ainsi qu’en améliorant les salaires et les retraites. La politique culturelle de l’Union populaire et de son candidat Jean-Luc Mélenchon passe par la réinstitution d’un vrai service public des arts et de la culture. Il s’agit de faire primer le droit de toutes et tous aux arts et à la culture sur les logiques économiques (et sur la domination des grands acteurs privés recherchant le profit), de renforcer les administrations et établissements publics qui font vivre la culture partout, de garantir aux artistes et aux professionnels des arts le socle social leur assurant leur indépendance, et à accompagner les collectivités et les structures culturelles physiques dans une logique de long terme, de confiance, et d’encouragement d’une offre diverse sur tout le territoire. »

2. Quels moyens accorderez-vous à la réalisation de ces objectifs ?

« Nous nous engageons à porter le budget public des arts et de la culture à 1 % du produit intérieur brut. Il s’agit d’un effort budgétaire très important, qui doit permettre notamment de mettre en œuvre de grands engagements concret de notre programme : priorité à l’éducation artistique et culturelle avec les recrutements et formations qui vont avec, conventionnement durable sur plusieurs années avec les associations et équipes artistiques, valorisation et soutien aux lieux physiques en assurant un maillage partout sur le territoire, extension de la gratuité d’accès, budgets publics pour conserver et valoriser le patrimoine.

S’agissant des travailleuses et travailleurs de l’art, nous mettrons en place des élections pour assurer leur représentation dans un centre national des artistes-auteurs. Celui-ci négociera une protection sociale adaptée à l’ensemble de ces professions, comme le fait l’intermittence du spectacle, dont nous améliorerons le régime sur la base du socle de revendication des occupations de théâtre de 2021.

Nous veillerons également au respect et à l’application réelle des droits sociaux de ces travailleurs (conventions collectives, congés maladie, maternité/paternité, médecin du travail, droits à la formation, retraite etc.) »

3. Quelle place accordez-vous aux acteurs associatifs du secteur culturel dans votre projet politique ?

« Les associations culturelles et leurs membres seront au cœur de la nouvelle étape de démocratisation culturelle que nous proposons, et plus largement dans l’action publique dans les arts et la culture. Notre ambition est de créer des écosystèmes des arts et de la culture de proximité et du quotidien.

Les associations animent des lieux de création, de diffusion artistique, de valorisation des patrimoines. Elles ont un rôle clé dans la médiation culturelle, l’éducation artistique et culturelle, ainsi que pour l’enrichissement des pratiques amateures partout en France – y compris dans les quartiers défavorisés, les zones rurales et les départements ultramarins. Nous sommes particulièrement attentifs à leur expertise s’agissant des publics éloignés des propositions culturelles, des publics “empêchés” (personnes en situation de handicap, personnes malades ou privées de liberté…).

Nous souhaitons donc renforcer la coopération avec ces acteurs associatifs, et les moyens qui y sont consacrés. Nous voulons également sortir de la logique désastreuse du “financement sur projet”, d’appels à projets qui bureaucratisent et fragilisent les associations culturelles. Nous souhaitons privilégier une logique de confiance et de long terme, avec des conventionnements durables, en évitant toute instrumentalisation par les financeurs.

Enfin, nous lancerons plus particulièrement un plan de formation et de recrutement dans les métiers de l’accompagnement et de la médiation culturelle de proximité, avec les associations culturelles et d’éducation populaire. »

4. Quelle place auront les pratiques amateurs dans votre politique culturelle

« Nous accordons une grande valeur aux pratiques amateures. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons conforter les associations (voir question 3), mais également les conservatoires, qui leur permettent de se développer (et de faire naître des vocations professionnelles), pour toutes et tous et partout : pouvoir cultiver ses talents ne doit pas être réservé à certains, parce qu’ils en ont les moyens financiers ou vivent dans les centres-villes.

C’est dans cette approche que nous souhaitons incarner et faire vivre les « droits culturels » – et non dans le démantèlement des structures du service public des arts et de la culture comme cela a déjà été malheureusement le cas dans différentes villes au nom de ces concepts pourtant riches.

De façon spécifique, de même que nous comptons sur des services publics solides (écoles, centre national du cinéma, DRAC…) pour être des interlocuteurs fiables pour toutes celles et ceux qui “font” les pratiques culturelles amateurs, nous souhaitons la création d’un Centre national du jeu vidéo, qui pourra accompagner l’éducation et les pratiques amateurs dans cette forme artistique à part entière. »

5. Comment garantir la poursuite de la vie culturelle dans un monde durablement bouleversé par l’épidémie de COVID ? Vous engagez-vous à ce que le plan de relance culture et les dispositifs généraux accompagnant la reprise intègrent les associations culturelles ?

« Le soutien financier aux lieux culturels par le gouvernement actuel face à la crise du COVID n’a pas permis de rattraper des années d’austérité, ni la précarité sociale très répandue dans le secteur artistique et culturel.

Nous arriverons à 1 % du PIB consacré aux arts et à la culture par la puissance publique. Les moyens additionnels que nous dégagerons permettront d’accompagner la reprise et la relance du secteur dans le contexte créé par la pandémie ; au-delà, ces budgets permettent d’être ambitieux dans la durée.

C’est tout un plan de revitalisation, comme le proposent de nombreuses structures et fédérations liées aux arts et à la culture, qu’il faut envisager. Il permettrait à la fois d’amortir cette période inédite et fragilisante, et de porter une véritable reprise qui amorcerait l’importance centrale que nous donneront les arts et la culture dans le quotidien.

Nous croyons aussi qu’il faut marquer une rupture avec l’attitude fermée et lointaine, qui a conduit à traiter les lieux culturels en activités « non-essentielles ». L’art et la culture sont plus essentiels que jamais. Les lieux culturels ont démontré qu’ils étaient sûrs face à la pandémie, nous comptons les accompagner et leur faire confiance.

Enfin, la pandémie a accéléré la transition vers les pratiques numériques. Nous serons très attentifs, dans les règles et dans les moyens, à défendre une diversité d’expressions culturelles. En particulier, il est fondamental de renforcer l’éducation artistique et culturelle au monde numérique et de porter des lois de déconcentration dans les industries culturelles. »

Eléments extraits du programme

Gouvernance et institutions

  • Porter à 1 % du PIB le budget culturel de l’Etat.
  • Soutenir la création artistique en sortant des logiques d’appel à projet.
  • Adopter une loi de déconcentration contre les monopoles culturels.
  • Abroger des niches fiscales sur le mécénat, interdire le sponsoring privé dans les services publics et événements culturels, et soumettre à l’impôt sur le revenu des revenus issus de la vente d’œuvres d’art.

Education artistique et culturelle

Déployer un plan Education artistique et culturelle incluant notamment :

  • La formation aux métiers de l’accompagnement et de la médiations, la formation des enseignants,
  • Le jumelage des établissements scolaires à des établissements culturels.
  • La reconnaissance de l’action des associations et acteurs de l’éducation populaire,
  • La poursuite de l’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie dans les universités, comités d’entreprise…

Soutien aux artistes-auteurs

  • Créer un Centre National des Artistes-Auteurs qui concevra pour eux une protection sociale adaptée.
  • Augmenter les moyens financiers et humains de la formation des créateurs et créatrices par un soutien à l’enseignement supérieur artistique et une politique d’insertion professionnelle.

Accès à la culture

  • Reprendre une politique de grands travaux culturels pour réduire les inégalités territoriales.
  • Redonner des moyens aux associations culturelles et aux MJC par de conventionnements durables.
  • Etendre la gratuité des musées et monuments à tous le dimanche.
  • Encadrer les prix des places de cinéma et de spectacles, et encadrement des loyers commerciaux des lieux culturels.

Audiovisuel public

  • Faire élire par le Parlement les présidents de l’audiovisuel public.

Source : « Arts et culture : pour un service public du progrès humain », Les Livrets thématiques de l’Avenir en commun, 2022.

1. Quels seront les objectifs de votre politique culturelle si vous êtes élu(e) ?

« Il faut d’abord dire combien il est fondamental de redonner du sens à la politique culturelle de notre pays : la culture doit être placée au cœur du projet républicain. Nous croyons à la culture comme élément d’émancipation, à l’importance de penser la place donnée aux artistes dans notre société, à la culture comme levier de transformation vers plus de durabilité et de solidarité et comme élément structurant de ce qui peut nous unir.

5 objectifs principaux guident notre politique culturelle :

  • premièrement, une politique volontariste visant l’égal accès de toutes et tous à la culture est aujourd’hui encore essentielle. Elle demeure indispensable, et concourt à l’émancipation des personnes et à l’émergence de tout esprit critique. Elle suppose aussi d’associer le plus grand nombre à la réflexion sur les politiques publiques culturelles ;

 

  • deuxièmement, il faut établir une véritable politique d’éducation artistique et culturelle (EAC), qui se distingue de la logique consumériste du pass culture : développer les projets en classe, les résidences d’artistes à l’école, le contact des enfants et des adolescents avec les instruments de musique, la scène, les caméras etc. Le pass Culture, sans EAC, n’est qu’une politique d’affichage. Les jeunes méritent mieux. Il ne faut pas seulement leur octroyer un chèque, il faut également qu’ils aient les clés de compréhension et qu’ils puissent avoir la liberté de s’exprimer culturellement et artistiquement. Et chacun sait la place essentielle du secteur associatif en matière d’EAC ;

 

  • troisièmement, si les libertés de création et de diffusion sont aujourd’hui inscrites dans la loi, il reste à favoriser leurs conditions de réalisation.

Les récentes atteintes et les mécanismes croissants d’autocensure, parfois liés à des phénomènes économiques complexes, tels par exemple la concentration dans le domaine de l’édition, obligent à renforcer les moyens pour rendre effectives ces libertés, essentielles à toute diversité culturelle et à toute vitalité démocratique ;

 

  • quatrièmement, améliorer la condition des artistes-auteurs sera au cœur de nos préoccupations. Leur précarisation, étayée par le rapport Racine notamment, ne peut pas nous laisser sans réponses. Alors que la création artistique est devenue un enjeu économique majeur (cf. les investissements colossaux des plateformes américaines pour la production cinématographique et audiovisuelle -170 milliards d’euros d’ici 2025-), il est anormal d’assister, en parallèle, à une forme « d’ubérisation » des créateurs, pénalisant singulièrement les jeunes artistes-auteurs. Il doit être mis fin à la captation de la valeur ajoutée, et les créateurs doivent être ainsi mieux rémunérés. C’est une question de justice sociale.

 

  • cinquièmement, l’Etat accompagnera mieux les collectivités territoriales porteuses de projets culturels structurants. Aujourd’hui, les projets culturels sont souvent des projets globaux, intégrant une dimension sociale, éducative, participative et environnementale. En somme, ce sont des projets d’aménagement du territoire qui peuvent être activés en parallèle d’autres politiques publiques. Une politique culturelle globale est l’un des leviers de transformation territoriale, avec l’appui d’un Etat redevenu stratège. Dans le même temps, à la décentralisation « verticale » Etat/collectivités, doit aussi s’ajouter une meilleure coopération horizontale entre collectivités, associations, structures culturelles et professionnels de l’art et de la culture pour consolider et développer la création, l’éducation, la diffusion et la médiation dans tous les territoires au bénéfice des publics les plus larges. »

2. Quels moyens accorderez-vous à la réalisation de ces objectifs ?

« Dès lors que la Culture devient un fondement du pacte républicain, il est logique que les moyens qui lui sont dédiés soient substantiels. C’est la raison pour laquelle une loi de programmation pluriannuelle viendra sanctuariser ses ressources sur la période 2023-2027 pour offrir de la visibilité aux acteurs. Cette visibilité est une condition sine qua non d’une relance durable. »

3. Quelle place accordez-vous aux acteurs associatifs du secteur culturel dans votre projet politique ?

« De manière générale, les associations ont été mal traitées pendant ce quinquennat : diminution drastique et sans concertation des emplois aidés, forte défiance à leur encontre, matérialisée par la loi dite « contre le séparatisme »… Beaucoup de contraintes supplémentaires et peu de soutien effectif en somme. D’autre part, les associations n’ont pas été considérées comme un moteur de la reprise post-covid, alors même qu’elles ont un ancrage territorial évident et qu’elles peuvent participer à refonder les liens sociaux et de solidarité. Cette manière d’ignorer leur rôle est une aberration.

En conséquence, cette philosophie sera délibérément abandonnée en redonnant aux associations, y compris culturelles, la place qui doit être la leur, et en agissant sur trois axes : faciliter leur quotidien en levant les contraintes superflues, redéployer les crédits en faveur des associations, encourager le bénévolat, en particulier des plus jeunes. Plus spécifiquement, au niveau culturel, les associations seront mieux reconnues et soutenues par les services de l’Etat. Beaucoup portent des projets structurants qui sont ignorés, car en dehors des radars. Il y a donc une évolution à mener afin que les associations culturelles soient mieux identifiées et mieux considérées. »

4. Quelle place auront les pratiques amateurs dans votre politique culturelle

« En faisant de l’éducation artistique et culturelle un pilier de la politique culturelle, s’enclenche mécaniquement une dynamique en faveur des pratiques amateurs. Plus les enfants sont sensibilisés à la pratique artistique, plus les pratiques amateurs, à l’âge adulte, sont susceptibles de se développer. Personne n’ignore non plus que beaucoup de celles et ceux qui avaient une pratique artistique ont dû, dans la période récente, interrompre leurs cours de danse, de chant, de théâtre, de musique.

On ne peut pas ne pas avoir évidemment aussi à l’esprit l’expérience de Paris où les pratiques amateurs ont toute leur place dans notre politique culturelle. C’est le sens des 85 ateliers beaux-arts de la Ville de Paris répartis sur 14 sites qui proposent à des adultes amateurs des enseignements variés pour encourager, développer et valoriser leur pratique artistique.

Nous sommes également très heureux de soutenir la MPAA, maison des pratiques amateurs, qui propose des services de location d’espaces de répétition, accompagne les projets des équipes et artistes amateurs, organise des ateliers de pratiques artistiques en collaboration avec des artistes professionnels, accueille des spectacles en diffusion. C’est un établissement que d’autres territoires regardent avec intérêt. »

5. Comment garantir la poursuite de la vie culturelle dans un monde durablement bouleversé par l’épidémie de COVID ? Vous engagez-vous à ce que le plan de relance culture et les dispositifs généraux accompagnant la reprise intègrent les associations culturelles ?

« Sur le second point, la réponse est évidemment oui. Il est incompréhensible que les dispositifs de soutien et d’accompagnement à la reprise aient été aussi mal adaptés aux associations culturelles et autres structures telles que les établissements publics de coopération culturelle. Ce n’est pas la nature juridique de la structure qui doit déterminer le soutien de l’Etat, mais bien son activité, son rôle et les difficultés rencontrées.

Par ailleurs, une campagne de communication gouvernementale sera indispensable pour favoriser le retour des publics dans les salles du spectacle vivant, de cinéma, dans les musées et les médiathèques. Ces lieux ont été injustement stigmatisés. Le numérique, s’il peut être une opportunité dans certains cas, ne constitue aucunement l’alpha et l’oméga d’une politique publique culturelle. Au contraire, il convient de veiller à ce qu’il ne provoque pas un effet d’éviction durable au détriment des lieux de culture. Il faut impérativement parvenir à déconstruire certaines habitudes qui ont pu être prises pendant les différents confinements. »

Eléments extraits du programme

Soutien à la création

  • Réserver 10% de le la programmation des institutions financées par l’argent public à la nouvelle création.
  • Accueillir des artistes en résidence par les scènes publiques.
  • Préserver l’indépendance des droits des artistes dans la chaine de création.
  • Agir pour la juste rémunération des artistes, auteurs et interprètes.

Education artistique et culturelle

  • Renforcer de l’éducation artistique et culturelle (EAC) par la rencontre avec 10 000 artistes accueillis dans les établissements scolaires.
  • Développer des artothèques destinées aux arts plastiques.

Audiovisuel public

  • Renforcer le service public de public de l’audiovisuel.

 

Source : « Hidalgo!2022 », Programme d’Anne Hidalgo, 2022.

1. Quels seront les objectifs de votre politique culturelle si vous êtes élu(e) ?

« Si les Français m’accordent leur confiance à la tête de l’Etat, les objectifs de ma politique culturelle seront de retrouver une ambition culturelle sur l’ensemble du territoire, de sauvegarder et faire vivre notre patrimoine exceptionnel, et de permettre l’accès à la culture pour tous. »

2. Quels moyens accorderez-vous à la réalisation de ces objectifs ?

« Pour parvenir à ces objectifs, je souhaite mettre en place un soutien massif de la puissance publique, sanctuariser le 1% du budget de la nation dédié à la culture et consacrer 0.5% du budget de tous les grands programmes d’équipements publics à la création artistique. Mon programme est entièrement chiffré. »

3. Quelle place accordez-vous aux acteurs associatifs du secteur culturel dans votre projet politique ?

« Les associations sont des acteurs primordiaux du monde culturel. Elles doivent bénéficier d’investissements, de facilités de défiscalisation pour les dons ou les mécènes, de plus de liberté pour permettre leur développement sur le territoire. Par ailleurs, ce sont des maillons essentiels qu’il convient d’intégrer dans l’action publique et au sein du Ministère. »

4. Quelle place auront les pratiques amateurs dans votre politique culturelle

« Les pratiques amateurs ont toute leur place dans mon projet culturel. Il faut permettre aux collectivités davantage d’investissements pour que le plus grand nombre puisse s’initier, découvrir puis pratiquer des activités culturelles, à moindre coût. »

5. Comment garantir la poursuite de la vie culturelle dans un monde durablement bouleversé par l’épidémie de COVID ? Vous engagez-vous à ce que le plan de relance culture et les dispositifs généraux accompagnant la reprise intègrent les associations culturelles ?

« Si le monde de la culture a été particulièrement sinistré lors de l’épidémie de la COVID19, n’a-t-il pas permis, pendant les confinements, à chacun de les vivre un peu mieux ? Nombre de spectacles, de concerts ont été diffusés sur Internet. C’est bien la preuve que la culture est une nécessité à l’Homme. Il faut évidemment permettre à la culture de repartir plus forte que jamais. Je m’engage à ce que le plan de relance culture et les dispositifs généraux accompagnant la reprise intègrent les associations culturelles. »

Eléments extraits du programme

Gouvernance et institutions

  • Créer un ministère englobant le patrimoine, le tourisme, le spectacle vivant, les arts, les lettres, le cinéma et la communication.
  • Destiner 1% du budget de l’Etat à la culture et 0,5% du budget de tous les grands programmes d’équipement publics à la création artistique.

Accès à la culture

  • Instaurer la gratuité des musées le dimanche pour les Français et les résidents en France, et offrir un « ticket découverte culturelle » par an à tous les Français à partir de 16 ans.

Patrimoine

  • Réaliser un inventaire des richesses patrimoniales.
  • Sanctuariser le dispositif Malraux d’exonération fiscale pour les propriétaires d’immeubles anciens faisant l’objet d’une restauration complète.
  • Développer le mécénat en relevant le plafond de réduction de l’impôt sur les sociétés de 0,5 à 1% du chiffre d’affaires des entreprises.
  • Créer un fonds de sauvegarde du patrimoine rural et lancer un plan de sauvegarde des églises et des établissements culturels (salles de cinéma, musées…) en milieu rural.

Audiovisuel public et industries culturelles

  • Programmer une pièce de théâtre par semaine sur les chaines de télévision de service public aux heures de grande écoute.
  • Abroger la loi Hadopi et assurer une juste rémunération des auteurs grâce au mécanisme d’une licence globale.

 

Source : « Culture et patrimoine », Programme de Nicolas Dupont-Aignan, 2022.

Ce candidat ne nous a pas adressé de réponse.

Eléments extraits du programme

Soutien à la création et aux industries culturelles

  • Relancer les commandes publiques artistiques pour soutenir les jeunes créateurs.
  • Investir dans les industries créatives et culturelles à hauteur de de 200 M€
  • Investir dans un « Métavers Européen » pour proposer des expériences en réalité virtuelle, autour des musées, du patrimoine et de nouvelles créations.
  • Œuvrer à la consolidation d’un modèle économique viable pour une information libre et indépendante et pour la production de documentaires.

Démocratisation culturelle

  • Elever et étendre le pass culture au montant de 500€ pour tous les jeunes de 18 ans.

Audiovisuel public, médias et presse

  • Supprimer la redevance audiovisuelle.
  • Organiser des Etats généraux européens pour le droit à l’information.

 

Sources :

Ce candidat ne nous a pas adressé de réponse.

Eléments extraits du programme

Gouvernance et institutions

  • Créer un grand ministère d’État du Savoir et de la Transmission regroupant l’Instruction publique, l’Enseignement supérieur et la Culture

Patrimoine

  • 2 milliards d’euros sur le quinquennat pour le patrimoine en péril et un bilan de l’état sanitaire du patrimoine national.
  • Former la jeunesse à la restauration du patrimoine et accompagner les futurs chantiers de sauvegarde du patrimoine en créant dans chaque département des Maisons des Compagnons du Devoir.
  • Définir le style architectural de chaque ville dans les plan locaux d’Urbanisme. Interdire la construction de minarets et de mosquées imposantes.
  • Sanctuariser la pratique de la chasse et de la pêche comme des éléments constitutifs du patrimoine culturel.

Enseignement culturel

  • A l’école, appuyer l’apprentissage du récit national et encourager la connaissance des grands textes littéraires. Instaurer un enseignement et une pratique véritables de la musique, de l’histoire de l’art et de l’art plastique au sein de l’école et du collège.
  • Obliger toutes les institutions culturelles recevant des subventions de l’État à faire des tournées régulières dans les établissements scolaires publics.

Médias et presse

  • Privatiser les chaines généralistes et d’information du service public audiovisuel, supprimer la redevance audiovisuelle, et recentrer l’audiovisuel public autour de la culture.
  • Abroger les lois restreignant la liberté d’expression telles que la loi Pleven et la loi contre la manipulation de l’information du 22 décembre 2018.

 

Sources :

Cette candidate ne nous a pas adressé de réponse.

Eléments extraits du programme

[Remarque : Le programme ne contient pas de section sur la culture en tant que telle mais un livret dédié au patrimoine.]

Dans le cadre de l’élaboration d’un livre blanc sur le patrimoine pour établir un état des lieux et définir une grande politique du patrimoine :

  • Retourner à l’esprit de la loi de 1913 sur les monuments historiques (protection des abords des monuments, avis des commissions des sites, intégrant les associations, et de l’architecte des bâtiments de France).
  • Budget annuel pour l’entretien et la restauration des monuments historiques de 1 milliard d’euros en recourant aux financements privés et publics (mécénant, fonds de dotation, financements participatifs, 1% culturel, renforcement du loto du patrimoine, ressources propres des monuments, allégements fiscaux aux propriétaires de monuments…)
  • Créer un statut de chef d’entreprise du patrimoine pour les propriétaires de monuments historiques avec contraintes administratives assouplies.
  • Enseigner le patrimoine à l’école, intégrer la sauvegarde du patrimoine à la formation des agents publics et reconstituer le corps des vérificateurs des monuments historiques.
  • Mettre en place un service national du patrimoine volontaire, ouvert aux jeunes de 18 à 24 ans, d’une durée de six mois, pour la restauration, la protection et la valorisation de notre patrimoine bâti et naturel.

Par une loi de programmation du patrimoine :

  • Fixer de manière pluriannuelle un taux d’intervention public dans le financement de la restauration des monuments,
  • Planifier les opérations urgentes,
  • Obliger tout monument à définir un budget d’investissement,
  • Définir une politique de grands plans pour chaque type de monuments, pour les musées ainsi que pour l’animation du patrimoine.

Sur le sujet de l’audiovisuel public, privatiser le service public audiovisuel et supprimer la redevance audiovisuelle.

 

Sources :

Cette candidate ne nous a pas adressé de réponse.

Eléments extraits du programme

Education artistique et culturelle

  • Généraliser l’éducation artistique et culturelle (EAC) dans le cadre scolaire en triplant le budget alloué et développer les liens entre les établissements scolaires, les artistes et les professionnels.

Décentralisation culturelle

  • Flécher un part significative du budget des grands établissements culturels parisiens vers la diffusion de leurs créations partout en France.
  • Doter de 2,5 milliards d’euros un plan en faveur du patrimoine national et rénover les musées régionaux.

Soutien à la création et au secteur culturel

  • Créer un fonds national pour les talents émergents de 250 millions d’euros sur 5 ans.
  • Développer les résidences d’artistes en milieu rural.
  • Faire entrer Molière au panthéon.
  • Elaborer un plan de reprise post COVID pour les acteurs culturels touchés par les restrictions sanitaires.

Audiovisuel public et industries culturelles

  • Supprimer la redevance audiovisuelle.
  • Appliquer le taux réduit de TVA à 5,5% aux biens culturels.

Source : « Le Courage de faire », Programme de Valérie Pécresse, 2022

Cette candidate ne nous a pas adressé de réponse.

Le programme culture pour cette candidate n’est pas disponible.

Ce candidat ne nous a pas adressé de réponse.

Eléments extraits du programme

  • Orienter les financements publics vers la création indépendante.
  • Conditionner le financement public des médias privés et de la culture à l’indépendance des propriétaires.
  • Créer un fonds dédié pour subventionner les lieux culturels qui facilitent l’accès aux plus défavorisés.
  • Revaloriser le statut et le salaire des intermittents du spectacle. Créer la Fête des Sports (21 septembre), la Fête de l’engagement (21 décembre) et la Fête du Savoir (21 mars).

 

Source : « La France authentique », programme de Jean Lassalle, 2022.

Ce candidat ne nous a pas adressé de réponse.

Eléments extraits du programme

Gouvernance et institutions

  • Créer un grand ministère de la Culture, de l’Education populaire et des Médias, doté d’un budget équivalent à 1% du PIB.
  • Organiser des Etats généraux de la culture, favorisant la rencontre des acteurs du monde de l’art, de la culture et de l’éducation populaire.
  • Par une politique de nationalisations, créer des pôles publics nationaux et décentralisés dans les secteurs des télécoms, du service public de l’art et de la culture, et de « l’éducation populaire ».
  • Adopter une loi contre la concentration de la presse et des médias et de l’audiovisuel.
  • Défendre les droits culturels à l’international.

Soutien au secteur culturel

  • Création d’un statut pour les artistes auteurs sécurisant leur rémunération et leurs droits sociaux.
  • Créations de 100 000 emplois d’utilité publique dans les associations.

Education artistique et culturelle

  • Proposer un plan national pour l’éducation artistique à l’école.
  • Augmenter le temps scolaire pour permettre l’accès de tous à une culture artistique et sportive.
  • Création de maisons de la jeunesse, sous l’égide du ministère de la culture, pour organiser la rencontre des jeunes avec les acteurs associatives, sportifs et culturels

Source : « La France des jours heureux, le programme », Programme de Fabien Roussel, 2022.

Sources complémentaires :

  • SOLYM Clément, « Quel est le programme culturel des candidats à la présidentielle 2022 ? », Actualitté [en ligne], 22 mars 2022, consulté en ligne le 29 mars 2022 ;

URL : https://actualitte.com/article/105270/politique-publique/quel-est-le-programme-culturel-des-candidats-a-la-presidentielle-2022

  • « Comparez les programmes des candidats à l’élection présidentielle 2022 », Le Monde [en ligne], 16 février 2022, consulté en ligne le 29 mars 2022 ;

URL : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/02/16/election-presidentielle-2022-comparez-les-programmes-des-principaux-candidats_6113964_4355770.html

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