Depuis janvier 2021, la COFAC documente la situation spécifique des associations culturelles.
Le baromètre de la COFAC est devenu un outil essentiel pour notre coordination. Avec deux éditions par an, il permet de suivre l’évolution de la situation des associations culturelles, de sonder le moral des bénévoles et responsables associatifs, et d’anticiper leurs besoins. A chaque nouvelle édition, les résultats sont de plus en plus diffusés et repris par les médias, illustrant l’importance du rôle des associations et des bénévoles dans la Culture et de la nécessité de les soutenir. Les résultats des Baromètres aiguillent également les actions de la COFAC pour porter toujours plus efficacement sa voix au cœur des débats.

9e Baromètre – La Culture citoyenne première victime de la situation budgétaire
du 17 décembre 2024 au 2 février 2025 : 214 réponses reçues.
Ce 9e Baromètre Flash de la COFAC met en évidence les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les associations culturelles en France. Hausse des coûts de fonctionnement, précarité croissante des familles et diminution des subventions publiques engendrent une instabilité structurelle qui impacte non seulement les actions culturelles, mais surtout l’emploi dans ce secteur. 22 % des responsables associatifs répondants alertent ainsi sur l’impact des baisses de subventions sur l’emploi au sein de leurs structures: diminution des salaires et du temps de travail, non-renouvellement des contrats, licenciements… S’ils n’entendent pas forcément cesser leur engagement, beaucoup signalent cependant des difficultés croissantes à recruter des bénévoles et à maintenir des projets d’intérêt général, mettant en péril la diversité de l’offre culturelle et son accessibilité ainsi que la transmission du patrimoine matériel et immatériel

8e Baromètre – Les difficultés de recrutement du bénévolat de responsabilité : symptôme d’une société qui se défait / Les JOP ne ruissellent pas sur les associations culturelles
du 4 juin au 8 juillet 2024 : 370 réponses reçues.
les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 auront été un rendez-vous manqué pour l’Art et la Culture associative, notamment en zone rurale. 80 % des associations culturelles et artistiques n’auront eu aucune interaction avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Le dispositif de l’Olympiade Culturelle n’aura été saisi que par 6% des associations répondantes, l’implication dans le parcours de la Flamme ne connaît qu’à peine un meilleur succès (8%).
Dans le même temps, Les difficultés de recrutement des responsables des associations culturelles et artistiques persistent à l’identique depuis le 5e Baromètre de décembre 2022, et à ce jour 1 Bureau sur 5 est incomplet. Concernant les associations employeuses, la difficulté à recruter des bénévoles est encore plus grande puisque qu’un quart d’entre elles a un Bureau incomplet.

7e Baromètre – Bénévolat de responsabilité à la peine : citoyenneté à deux vitesses
Du 29 novembre 2023 au 8 janvier 2024 : 441 réponses reçues.
Alors que les difficultés à recruter des bénévoles acceptant de prendre la responsabilité de l’association (président, trésorier, « noyau dur ») sont de plus en plus présentes, la formation tout au long du parcours bénévole reste très complexe à mettre en œuvre. Dans 1 association répondante sur 2, les bénévoles n’ont pas accès à une formation. Le Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA 1) et le Compte d’Engagement Citoyen (CEC), dispositifs visant à former les bénévoles, sont peu connus, trop lourds à mettre en œuvre ou mal adaptés et les moyens de la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) pour remédier à cela sont très largement insuffisants.

6e Baromètre – Bénévolat de responsabilité : le grand épuisement
Du 22 mai au 26 juin 2023 : 331 réponses reçues.
Le 6e Baromètre a mis en évidence que l’épuisement physique et moral des responsables associatifs était patent et plus important dans le secteur culturel que dans les autres champs associatifs, avec un renouvellement des responsables de plus en plus difficiles. Aux difficultés liées à la recherche de financement et au sentiment de n’être pas écouté, s’ajoutent également des difficultés opérationnelles qui se multiplient (refus de dépôt de dossier pour les évènements extérieurs prévus pendant la période des JOP, complexité de la règlementation, mises en concurrence entre associations, quasi-municipalisation, difficultés de recrutement des salariés, nombreuses taxations indues de l’URSSAF pour la période Covid…).

5e Baromètre – La Culture, variable d’ajustement de la crise. Entre fatigue et détermination : les premiers impacts
Du 21 décembre 2022 au 26 janvier 2023 : 464 réponses reçues.
Ce 5e Baromètre a montré que la situation des associations culturelles se complexifie : les difficultés budgétaires rencontrées sont liées à une baisse des ressources (recettes d’activités, subventions, dons, mécénat…) mais aussi à un renchérissement des charges, associées à des difficultés de relance « post Covid » encore sensibles. Avec un impact visible sur leurs activités et des responsables associatifs pessimistes et épuisés ou fatigués.

4e Baromètre – Du non-essentiel à la « fin de l’abondance » : Qui veut la peau de la vie culturelle ?
du 2 juin au 5 juillet 2022 : 172 réponses.
Plus de la moitié de nos associations constatent que leurs adhérents ne sont pas tous revenus et peinent à maintenir leurs activités. Avec pour conséquence, une situation financière dégradée affecte 4 associations sur 10. Les budgets culturels faisant office de variable d’ajustement dans les budgets locaux, ces associations font face de surcroit à une baisse sensible des subventions. De plus, le manque de considération et de valorisation inspire aux responsables associatifs le sentiment d’être ignorés. Plus de trois quarts d’entre eux considèrent qu’ils ne sont pas suffisamment soutenus par les pouvoirs publics nationaux et régionaux. Dans ce contexte, les associations cherchent à mobiliser leurs bénévoles et luttent contre le découragement et la lassitude. Malgré ces efforts, l’implication de nouveaux bénévoles ne permet pas de compenser le départ de leurs prédécesseurs dans 58% des associations.